Clarifier le mandat de cbc/radio-canada


serdy media

 

Montréal, 30 novembre 2016- Le président et chef de la direction de Serdy Média, Sébastien Arsenault, a pris connaissance de la requête présentée par CBC/Radio-Canada, qui propose à la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, d’abandonner la publicité en échange d’un financement public accru d’environ 400 millions de dollars, et ce, par année.

Dans son mémoire, la société d’État prétend que ce changement permettrait de redistribuer quelques 158 millions de dollars de revenus publicitaires chez les diffuseurs privés.

Il s’agit d’une forme de pensée magique puisqu’au cours des dernières années, la publicité a connu un important recul au Québec. Rien ne permet de faire une telle affirmation!

« Le fait de diffuser du contenu sans interruption publicitaire va favoriser la programmation de CBC/Radio-Canada quant à l’écoute du public, qui souhaite le moins d’interruptions publicitaires. Il s’agit d’une forme de concurrence déloyale », de dire Sébastien Arsenault.

Et d’ajouter « J’aimerais bien avoir le privilège de pouvoir offrir à ma clientèle d’Évasion et de Zeste une programmation sans publicité! »

Tel que nous l’avons déjà exprimé, nous croyons que la ministre du Patrimoine canadien devrait revoir et clarifier le mandat de CBC/Radio-Canada.

Donner autant d’argent public sans préciser clairement le mandat nous apparaît comme un non-sens !

Depuis les dernières années, CBC/Radio-Canada s’est positionné en concurrent direct des chaînes privées.

Nous pensons qu’il s’agit d’une dérive majeure et que le mandat de CBC/Radio-Canada n’est pas de concurrencer les chaînes spécialisées privées. À nos yeux, il est clair qu’accorder un financement accru va accentuer cette position et aura comme conséquence d’affaiblir encore plus l’équilibre précaire de notre industrie et nuira à coup sûr à l’écosystème télévisuel Québécois.

Par cette demande, CBC/Radio-Canada cherche plutôt à se protéger de la concurrence, en sécurisant son financement par le public. Plus de moyens financiers avec moins de risques et aucune reddition de comptes.

« En acceptant cette proposition de CBC/Radio-Canada, la ministre accorderait un avantage indu à la société d’État par rapport au secteur privé qui ne profite pas du même financement public ».

« Nous avons toujours été en faveur d’une télévision d’État forte mais nous aimerions connaître clairement le mandat de CBC/Radio-Canada » de dire Sébastien Arsenault.

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